Avec Audrey, l'Afrique c'est chic !

A Gaborone, capitale du Botswana et du diamant, la mode brille et part dans tous les sens avec du hype entremêlé de wax et de german print. Audrey est partie à la rencontre d’apprentis hipsters et de divas du style.

Résumé :

Oubliez Londres, Milan et Paris. Audrey a rejoint Gaborone, pour voir comment se portait la mode dans la capitale du Botswana.

Un peu plus de 13 heures d’avion pour atteindre ce pays grand comme la France et peuplé de deux millions d’habitants. Coincé entre le Zimbabwe et l’Afrique du Sud, le Botswana montre l’exemple en matière de fonctionnement démocratique : il est l’un des pays les moins corrompus d’Afrique. Troisième producteur mondial de diamants, on le surnomme la Suisse de l’Afrique.

Pourtant, cette prospérité ne met pas le pays à l’abri des calamités. Le SIDA touche 20% de la population. Le Bostwana est lancé dans une course à la modernité et les habitants s’ouvrent petit à petit. Audrey a un talent : elle met en confiance les gens. Et les « fashionistas » ne font pas exception. De mariages en salons, d’ateliers en défilés, Audrey rencontre ces créatrices qui redessinent les formes du Mogagolwane, la tenue traditionnelle, et façonnent des vestes propres à rendre jaloux les sapeurs congolais.

Ces « Divas du style », comme les appelle Audrey, conjuguent charme et audace. Mais point de concours d’élégance aux abords des églises, le poids de la religion reste fort et les robes se portent alors avec quelques centimètres de tissus supplémentaires. C’est à l’université que l’on retrouve une jeunesse « lookée », des apprentis hipsters qui, soit se bricolent des fringues, soit font du shopping dans les centres commerciaux. Dans la rue, Audrey part essayer la street-food et s’extasie devant ces gens décidément très cool. Comme Koane, l’Isabelle Marant de Gaborone, une styliste enjouée qui propose une mode simple mais pas simpliste, une sorte de ligne claire ethnique, tout en couleur et en fraicheur.

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