Génération Slasheur

Un CDI ? Ça, c'est une chose qu'ils n'auront jamais... Qui ? "Les slasheurs". Voici leurs portraits.

Résumé :

Aujourd'hui, avoir un CDI quand on est jeune diplômé c'est très rare ! Pour subvenir à leurs besoins, beaucoup doivent cumuler plusieurs boulots. Ce cumul a même un nom : le slashing (venu du slash, vous savez le"/", cette petite barre qui sert à séparer les mots). On est, par exemple, "journaliste"/"vendeur"/"DJ". Ce phénomène raconte toute l'évolution du monde du travail. Un monde dans lequel les jeunes sont parfaitement adaptés à la flexibilité, mais dans lequel c'est l’État et la société qui sont en retard. Explorer cette nouvelle génération, voilà l'ambition de ce reportage. Isabel, 31 ans, journaliste slasheuse de son état, a eu envie de raconter le drôle de quotidien des 25 - 35 ans qui ne veulent pas sacrifier tous leurs rêves sur l'autel des réalités économiques et tentent de s'en sortir malgré les difficultés du monde du travail.

Les mots de la réalisatrice : Isabel Beguin Correa « Il y a 5 ans j’ai commencé à parler des slasheurs. J’avais vu le mot dans un article en anglais. Et j’avais bien aimé le concept. Pour Spicee, cette année, j’ai décidé de partir à la rencontre de ces jeunes qui cumulent plusieurs emplois. Pourquoi décident-ils de travailler de cette façon ? Est-ce que c’est subi ou choisi ? Qu’est ce que cette nouvelle façon de travailler raconte sur notre société ? Journaliste de 31 ans, j’ai moi-même cumulé des tonnes de petits boulots et emplois dans le passé : j’étais agent d’accueil le matin, je faisais mon service civique dans une association l’après midi. J’ai été vendeuse à mi-temps /journaliste. J’ai été auto-entrepreneure pour facturer des traductions / des missions administratives / des articles / des missions de vendeuse… J’ai eu des CDI, mais seulement des mi-temps. Le seul plein-temps que j’ai eu, c’était en CDD, pendant deux ans et c’est bien la seule fois depuis que je suis sortie de la fac que j’ai fait un seul boulot à la fois. La raison pour laquelle j’ai décidé d’incarner cette enquête, c’est aussi parce que je fais indéniablement partie de cette génération Slasheur. D’ailleurs, après le montage de ce reportage, je suis redevenue slasheuse, je cumule désormais deux mi-temps tout en continuant à proposer de nouvelles idées de sujet !"

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