Le Banksy du Yémen

Au cœur des bombes, à Sanaa, nos reporters ont dressé le portrait d’un jeune homme qui croit encore en la paix dans un pays qui ne connaît que la guerre et le sang…

Résumé :

Obtenir un visa de journaliste pour le Yémen est un exploit, tant le pays est fermé à la presse. Exploit qu'ont réalisé Julien Fouchet et Sylvain Lepetit en 2016. Après plusieurs mois de négociations, les deux journalistes ont décroché une autorisation de tournage pour couvrir la guerre civile qui ravage le pays, dans l'indifférence générale. C’est au milieu des bombes qu’ils ont rencontré celui que les médias étrangers appellent le « Banksy du Yémen ». Ses peintures ornent les murs de Sanaa, la capitale yéménite, pour dénoncer les atrocités de la guerre civile.

L'une de ses campagnes les plus connues s’appelle “ruine”. Elle s’affiche sur les murs d’un quartier pauvre qui a été l’un des premiers bombardés à Sanaa. Son seul tort, être trop près de l’aéroport. Murad a dessiné sur le mur d’une maison détruite, 21 fleurs qui symbolisent 21 morts, dont 15 enfants… Des vies stoppées net… en pleine nuit. L'artiste dénonce aussi la dérive islamiste que connaît ce pays qui a longtemps été un fief d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique. Ses prises de position lui valent des menaces de mort de la part de groupes islamistes. Malgré cela, et contrairement à Banksy, Murad a décidé de pratiquer son œuvre à visage découvert.

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