Tomorrow is gonna be OK

À Los Angeles, dans l'un des quartiers latino les plus pauvres de la ville, Jerry, un ancien taulard de 53 ans, a créé THE GARAGE, une école de skate pour les jeunes sans avenir. Pour y entrer une seule condition : faire ses devoirs.

Résumé :

«Des voleurs, des violeurs, des criminels», ce sont les mots que Trump utilise pour décrire les Mexicains. Jamais une communauté n’a été à ce point la cible d’attaques violentes et répétées de la part d’un président des États-Unis !

Jerry, 53 ans, a décidé de se battre contre cette fatalité. Il est né à East Los Angeles, le plus grand quartier latino de la ville. Il y a quelques années, cet entrepreneur en bâtiment passé par la case prison pour des faits de violence, a crée avec sa femme Patty, THE GARAGE. Une école de skate ouverte à tous les mômes du quartier d’East L.A et qu’ils ne pourront intégrer qu’à une seule condition : faire leurs devoirs !

Avec son association « Skate for educate », il a mis en place un système de points qui permet à ses gamins en perdition en fonction de leurs résultats scolaires de gagner des planches de skate, des tenues, et même de participer à des compétitions sur la côte ouest ! Le skate est évidemment un prétexte habile et efficace pour donner un cadre, offrir un avenir à ces gosses âgés de 8 à 18 ans abandonnés par leurs parents et convoités par les gangs qui règnent encore dans certains quartiers.

Vous allez pour la première fois plonger au cœur de cette communauté mal connue, fermée et pudique à travers les portraits de Cricri le taiseux à qui le skate offre une échappatoire salutaire dans un quotidien bien sombre, Cholo l’ancien dealeur et qui grâce à « THE GARAGE » vient d’intégrer l’université, celui de Kevin le seul américain de sa famille et dont la sœur et les parents risquent d’être renvoyés au Mexique, et enfin Charki, le plus doué au skate.

À tous, quand ils ont franchi pour la première fois la porte de « THE GARAGE », Jerry a promis « Don’t worry tomorrow is gonna be ok ! » (« ne vous inquiétez pas, demain tout ira bien »).

Un documentaire passionnant servi par une caméra élégante et pudique, entre Depardon et Larry Clark, avec au milieu de cette joyeuse bande, Jerry, une sorte de Pierre Rabhi latino qui, animé par une fois inébranlable, démontre chaque jour avec sa femme qu’avec peu, on peut faire de grandes choses. N’en déplaise à Trump !

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