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Mercenaires

Irak
Select

Dans ce troisième épisode de Spicee select, nous avons choisi de diffuser une enquête édifiante du réalisateur Stéphane Malterre tournée en 2011, en Côte d’Ivoire et en Libye, sur le business florissant des entreprises de sécurité privée en zones de guerre. Une enquête toujours tristement d’actualité. En effet, les guerres civiles en Syrie et au Yémen constituent pour eux de véritables aubaines financières, dans lesquelles ils se jettent à corps perdu.

100 milliards de dollars, c’est le chiffre d’affaires estimé du marché mondial de la sécurité privée en zones de conflits. Un joli butin que se partagent en grande majorité des entreprises anglo-saxonnes. Mais certains Français, attirés par l’appât du gain, se sont lancés dans ces affaires dangereuses. A trop vouloir se faire une place au soleil, certains y ont même perdu la vie. Le documentaire s’intéresse à deux Français qui ont tenté l’aventure. Deux success story, l’une heureuse, l’autre tragique. Frédéric Lafont, ancien légionnaire à la tête de son entreprise de sécurité privée « Risk », en Côte d’Ivoire. En possession d’une immense fortune, il vit, mi-heureux, mi-tourmenté entre son Aston Martin et sa piscine. Un quotidien pas si facile quand « on se sert d’une arme comme d’autres se servent d’un couteau et d’une fourchette pour manger », explique-t-il. Sa société contrôle une armée de 3000 hommes aussi appelés « contractors ». Leur mission : protéger des expatriés et des zones industrielles, comme des producteurs de cacao, au péril de leur vie. Une vie à laquelle ils ont donné un prix : ils seront payés entre 6000 et 15000 euros par mois. Un quart des tués en Irak et en Afghanistan seraient des « contractors ». 

Les sociétés de sécurité privée apparaissent comme une nécessité dans ces zones de guerre où les forces de l’ordre officielles sont totalement dépassées. En 2004, lorsque la Côte d’Ivoire ouvre la chasse aux blancs, l’Etat français fait appel à Frédéric Lafont pour exfiltrer des centaines de ressortissants français. Villas, bolides, avions… Frédéric Lafont finira par rentrer en France et rêve de prendre sa retraite, avec la satisfaction d’avoir mis « ses enfants, ses petits enfants et ses arrières petits enfants à l’abri du besoin ». 

Pierre Marziali n’aura pas la chance de réaliser cette vie rêvée d’un contractor. Ancien militaire, fondateur de la première entreprise française de sécurité privée, Secopex, il mourra à la recherche de nouveaux contrats.