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Rio en faillite

Brésil
Story

« Ils se sont enrichis en détruisant le pays et maintenant ils veulent nous faire payer la facture » voilà ce que l’on peut entendre devant l’Assemblée de Rio depuis mi-novembre. Une semaine après le premier vote sur les mesures d’austérité proposées par le gouvernement local, des centaines de fonctionnaires sont venus manifester contre leurs conditions de travail et les retards de salaire qu’ils subissent depuis des mois. Leur but : être là tous les jours pour parler aux citoyens et aux députés un à un afin de se faire entendre. Comme beaucoup, Maria, 66 ans, a décidé d’installer sa tente sur place depuis le 12 décembre. Malgré son âge, cette aide soignante à bout de nerfs a passé plusieurs nuits sous la pluie pour demander justice « Je veux montrer l’exemple à la jeunesse, les pousser à se battre pour leurs droits et leur dire qu’il faut toujours garder espoir » déclare-t-elle les larmes aux yeux. Ces employés de la fonction publique sont parmi les premières victimes de la crise qui frappe Rio de Janeiro, l’un des États plus touchés par la récession historique que connaît le Brésil. Rio est en faillite. Concrètement, ce sont tous les services publics qui fonctionnent au ralenti et dans les hôpitaux, les universités… Il manque absolument de tout ! La dette publique de Rio est estimée à 30 milliards de dollars. Pour sortir du rouge, le gouvernement veut supprimer les allocations familiales, diminuer les pensions de retraites, les salaires des fonctionnaires… Autant de mesures d’austérités que le peuple appelle « paquet des cruautés » tant elles sont perçues comme violentes.
Les manifestants dénoncent l’hypocrisie d’un gouvernement corrompu qui voudrait faire payer aux cariocas sa mauvaise gestion économique. Première petite victoire : le président de l’assemblée de Rio, Jorge Picciani, a annoncé vendredi 16 décembre, que le vote des mesures d’austérité sera reporté à 2017… De quoi laisser un peu de répit aux habitants de Rio après une année 2016 plus que tumultueuse.
« Ils se sont enrichis en détruisant le pays et maintenant ils veulent nous faire payer la facture » voilà ce que l’on peut entendre devant l’Assemblée de Rio depuis mi-novembre. Une semaine après le premier vote sur les mesures d’austérité proposées par le gouvernement local, des centaines de fonctionnaires sont venus manifester contre leurs conditions de travail et les retards de salaire qu’ils subissent depuis des mois. Leur but : être là tous les jours pour parler aux citoyens et aux députés un à un afin de se faire entendre. Comme beaucoup, Maria, 66 ans, a décidé d’installer sa tente sur place depuis le 12 décembre. Malgré son âge, cette aide soignante à bout de nerfs a passé plusieurs nuits sous la pluie pour demander justice « Je veux montrer l’exemple à la jeunesse, les pousser à se battre pour leurs droits et leur dire qu’il faut toujours garder espoir » déclare-t-elle les larmes aux yeux. Ces employés de la fonction publique sont parmi les premières victimes de la crise qui frappe Rio de Janeiro, l’un des États plus touchés par la récession historique que connaît le Brésil. Rio est en faillite. Concrètement, ce sont tous les services publics qui fonctionnent au ralenti et dans les hôpitaux, les universités… Il manque absolument de tout ! La dette publique de Rio est estimée à 30 milliards de dollars. Pour sortir du rouge, le gouvernement veut supprimer les allocations familiales, diminuer les pensions de retraites, les salaires des fonctionnaires… Autant de mesures d’austérités que le peuple appelle « paquet des cruautés » tant elles sont perçues comme violentes.
Les manifestants dénoncent l’hypocrisie d’un gouvernement corrompu qui voudrait faire payer aux cariocas sa mauvaise gestion économique. Première petite victoire : le président de l’assemblée de Rio, Jorge Picciani, a annoncé vendredi 16 décembre, que le vote des mesures d’austérité sera reporté à 2017… De quoi laisser un peu de répit aux habitants de Rio après une année 2016 plus que tumultueuse.