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Fashionista au Kazakhstan

Après le Bostwana, l’Ukraine, la Turquie, Audrey Chazal vous emmène au Kazakhstan dans ce nouvel épisode de Fashionista. Kaza, quoi? Oui le Kazakhstan. Un pays méconnu qui commence à s’ouvrir peu à peu sur le monde. Là-bas, la mode parle d’identité et d’émancipation culturelle. Elle est le symbole d’une jeunesse dynamique et ambitieuse, qui n’a pas froid aux yeux ! C’est ce qui a attiré Audrey, qui parcourt le monde avec une seule et unique conviction : la mode est le reflet de la société. Après 15 heures d’avion, elle débarque à Amalty, la plus grande ville du pays (et ancienne capitale jusqu’en 1997). À la recherche des fashionistas kazakhs… Et si le designer de demain venait de là-bas ?

Le Kazakhstan, anciennement République socialiste soviétique du Kazakhstan, appartenait à l’URSS jusqu’à son indépendance en 1991. Sous domination russe pendant plus de deux siècles, la culture et le mode de vie kazakh ont souffert. Pourtant, le pays est à l’intersection de nombreuses routes historiques. Bon nombre de civilisations et ethnies se sont établies sur le territoire actuel. Tatars, tchétchènes, kurdes, tous y ont apporté leurs coutumes et traditions. Aujourd’hui, le Kazakhstan cherche à retrouver ses racines et son âme kazakhe, une identité nationale émerge peu à peu. Audrey nous fait partager cette quête identitaire qui se retrouve au coeur de la mode.

Depuis quatre ans, porter des marques kazakhs est devenu hype ! Musiques, costumes traditionnels kazakhs : les sources d’inspiration sont nombreuses pour ces jeunes designers à la recherche d’une success story. Vous rencontrerez Tolegen et ses robes farfelues, Sakhen et sa marque « d’jeuns » et Ejan qui a tout quitté pour se lancer dans la mode. Vous suivrez notre journaliste lors de la Fashion Week kazakhe à Amalty. Un véritable tremplin pour ces jeunes pousses ! Audrey vous emmènera aussi à la rencontre de Saltanat Baimoukhamedova, la créatrice de Salta, la seule marque qui possède trois boutiques dans le pays. Une Agnès B locale ! En dépit de leurs talents, ces jeunes designers expriment tous la même chose, ils ressentent une frustration face à un marché national réduit et une demande insuffisante. Tous rêvent aujourd’hui de s’exporter à l’international…