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Trafic d'art : le trésor de guerre du terrorisme

Dans ce premier épisode de Spicee Sélect, nous avons choisi de diffuser une enquête passionnante du réalisateur Romain Bolzinger tournée en 2010 sur le trafic d’art en Irak finançant le terrorisme islamiste. Une enquête toujours tristement d’actualité. En effet, aujourd’hui pour financer sa guerre, l’Etat islamique pille les trésors archéologiques de Syrie et d’Irak…

Avec son film d’une rigueur exemplaire, Romain Bolzinger nous plonge dans un thriller glaçant à la John Le Carré qui nous mène d’Irak aux États-Unis en passant par le Liban et la Grande-Bretagne. Nous y croisons des personnages sulfureux qu’ils soient trafiquants,collectionneurs, marchants d’art ou membres d’organisations terroristes.

9 avril 2003, le dictateur irakien Saddam Hussein est chassé du pouvoir par les Américains. C’est le début d’une guerre civile sanglante qui fait des dizaines de milliers de morts. Profitant du chaos, des trafiquants pillent les antiquités mésopotamiennes dont regorge le sous-sol irakien. Un trafic qui finance des groupes terroristes comme Al-Qaïda ou le Hezbollah au Liban.  

Des œuvres d’art vendues par la suite dans les plus prestigieuses salles de ventes en France, en Grande-Bretagne ou aux États-Unis. En bout de chaine, des collectionneurs qui ne se soucient guère de la provenance de ces joyaux architecturaux…

Le réalisateur part d’un cas d’école. En 2005 se vend à Drouot une statuette sumérienne d'une provenance douteuse, accompagnée d'un certificat suspect. Le commissaire-priseur auteur de cette forfaiture siège au « Conseil des ventes volontaires », organisme censé sanctionner ces pratiques... L'Irak réclame en vain la restitution de la statuette. Personne ne bouge, alors qu'il suffit d'un coup de fil à Romain Bolzinger pour vérifier, auprès des héritiers du collectionneur auquel aurait appartenu cette statuette, qu'ils ne l'ont jamais vue. Tout comme, d'un saut d'avion à New York, le journaliste débusque le galeriste trafiquant ayant pignon sur Madison Avenue et coutumier des descentes du FBI.Puis Romain Bolzinger se rend au Liban, dans le fief du Hezbollah, qui se comporte en parrain des transactions issues du pillage des sites archéologiques. Le mouvement terroriste est le plus gros fournisseur de la collection du milliardaire américain James Ferrell, capable de publier sans état d'âme, et en toute impunité, un catalogue de deux cents pièces maîtresses sans pedigree. En 2010, avec 6 milliards de dollars, le trafic d'œuvres d'art arrive en troisième position des commerces illicites, juste après la drogue et les armes.

« Trafic d’art : le trésor de guerre du terrorisme » est une enquête produite par la célèbre agence Tac Presse. L’une des agences de presse les plus prestigieuses,spécialisée dans l’investigation et le reportage en terrains minés. De l’Afghanistan à la Somalie, en passant par le Congo ou l’Irak, Tac Presse a produit de nombreux documentaires qui ont marqué ces dix dernières années. L’agence a formé une génération de reporters devenus aujourd’hui des références dans l’audiovisuel.