: Le meilleur du documentaire et du reportage en illimité Profitez d'un mois gratuit

Take me back to Cairo ( 1ère partie )

Evaluer :

Pour cette première virée de Vinyl Bazaar, le doute n’existait pas, Victor Kiswell était formel, ce serait : Le Caire. Ce diggeur qui a fait de la recherche de vieux vinyles son métier a noté un engouement pour les « musiques urbaines exotiques » et particulièrement pour la musique arabe. Les producteurs de hip-hop puisent avec allégresse dans le patrimoine musical égyptien. Accompagné du réalisateur Max Jouan, Victor Kiswell est sur les traces de Sono Cairo, le label de la diva Oum Kalthoum. Dans sa ligne de mire, cette musique des années 60 qui mélange impunément musique traditionnelle, influence bossa-nova et rhythm & soul.  Son défi est de retrouver d’anciens 33 ou 45 tours d’une flopée d’artistes emblématiques tels Mohamed Abdel Wahab, Farid El Atrache et d’autres moins connus comme Salah Ragab, Warda, Baligh Hamdy, Abdel Halim. Ou encore Karim Shukry, de son vrai nom Jean Zaloum, crooner soul jazz des années 60 et interprète du délicieux « Take Me Back to Cairo ». La balade au milieu du trafic cairote ne va pas être de tout repos.

Victor est à son aise aux puces, dans les vieilles boutiques, les marchés... il creuse, fouille, chine, déballe. Et cela commence fort chez ce bel antiquaire du quartier de Zamalek. Victor sort sa platine portative et déniche un 45 tours de Warda… Thank you very much. 

Vient le passage obligé : Ion Electronic Fields qui n’est pas un album de Jean-Michel Jarre mais un réparateur, une boutique qui dans le temps vendait et  distribuait des disques. On écoute là, en passant, un petit Oum Kalthoum… un délice et il nous renvoie vers son autre boutique à Nasr City où travaille son fils. Une promesse d’autres trouvailles.