Extreme Fashionista

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Résumé

La journaliste Audrey Chazal vous emmène découvrir la mode à l'autre bout du monde et le monde à l'autre bout de la mode.

Audrey en mode Rangoon

Oubliez Londres, Milan et Paris. Ici, c’est Rangoon, du style mais pas de snobs. La mode sent à la fois la pagode et le pogo. La junte a un peu lâché prise, alors la jeunesse se lâche et les désirs se manifestent… à grands coups de ciseaux.

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Audrey en Ukraine, c'est "guerre et mode"

Audrey, notre spécialiste de la mode, est en Ukraine. De 2014 à 2019, le pays est déchiré par une guerre civile qui oppose le gouvernement central à une rébellion séparatiste pro-russe dans le sud-est du pays. Une guerre qui a déstabilisé toute l’Europe, fait des milliers de morts… et ruiné l’économie. Malgré cette actualité tragique, la mode est en pleine expansion en Ukraine. Alors Audrey est partie à la rencontre de ces designers qui se battent pour leur pays, mais à coup de ciseaux et de machines à coudre… Dans la capitale ukrainienne, rien ne laisse percevoir que le pays a été en guerre. Le soleil brille, on déguste des glaces et on se détend dans les parcs de la ville... Si Kiev est épargné par les bombes, Audrey va vite se rendre compte que la guerre est présente dans toutes les conversations et qu’elle impacte au quotidien le travail des designers. Cette réalité, Audrey la découvre dès le premier jour. Avec la guerre, le patriotisme est devenu à la mode. Le drapeau flotte à chaque coin de rue et le “made in Ukraine” est plébiscité. Du coup, le costume traditionnel : la Vishivanka, robe ou chemise de lin et coton brodée sur les manches, effectue un retour en force… Et sur la scène internationale, il est adopté par les “hit girls” et des créateurs comme Valentino. Malgré le chaos qui règne dans le pays, certains designers arrivent à montrer des collections qui rencontrent un énorme succès, notamment sur le marché international. C’est le cas d’Ana K, créatrice en vue qui exporte dans 25 pays sa collection pop et acidulée. Audrey est très admirative de la jeune Anna qui trace sa route malgré la guerre.

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Avec Audrey, l'Afrique c'est chic !

Audrey a rejoint Gaborone, pour voir comment se portait la mode dans la capitale du Botswana. Un peu plus de 13 heures d’avion pour atteindre ce pays grand comme la France et peuplé de deux millions d’habitants. Coincé entre le Zimbabwe et l’Afrique du Sud, le Botswana montre l’exemple en matière de fonctionnement démocratique : il est l’un des pays les moins corrompus d’Afrique. Troisième producteur mondial de diamants, on le surnomme la Suisse de l’Afrique. Pourtant, cette prospérité ne met pas le pays à l’abri des calamités. Le SIDA touche 20% de la population. Le Bostwana est lancé dans une course à la modernité et les habitants s’ouvrent petit à petit. Audrey a un talent : elle met en confiance les gens. Et les « fashionistas » ne font pas exception. De mariages en salons, d’ateliers en défilés, Audrey rencontre ces créatrices qui redessinent les formes du Mogagolwane, la tenue traditionnelle, et façonnent des vestes propres à rendre jaloux les sapeurs congolais. Ces « Divas du style », comme les appelle Audrey, conjuguent charme et audace. Mais point de concours d’élégance aux abords des églises, le poids de la religion reste fort et les robes se portent alors avec quelques centimètres de tissus supplémentaires. C’est à l’université que l’on retrouve une jeunesse « lookée », des apprentis hipsters qui, soit se bricolent des fringues, soit font du shopping dans les centres commerciaux. Dans la rue, Audrey part essayer la street-food et s’extasie devant ces gens décidément très cool. Comme Koane, l’Isabelle Marant de Gaborone, une styliste enjouée qui propose une mode simple mais pas simpliste, une sorte de ligne claire ethnique, tout en couleur et en fraicheur.

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Turquie : le doigt sur la couture

Après la Birmanie, le Bostwana et l'Ukraine, rendez-vous en Turquie. Ce pays est en pleine crise politique et identitaire depuis la tentative de coup d’Etat du 15 juillet 2016. Mais cette crise ne date pas de ce putsch avorté. Depuis plusieurs années, ce pays est profondément divisé entre libéraux et conservateurs, religieux et laïcs. Une société schizophrène jusque dans la façon de s’habiller et de faire de la mode. C’est ce qui a attiré Audrey notre fashionista de l’extrême qui parcourt le monde avec une conviction : la mode est le reflet de la société. Et quel meilleur exemple de cette vision que la Turquie ? Là bas, la mode n’est pas qu’une affaire de style. Elle parle de liberté, de politique, de religion et d’interdits… En partant à la rencontre de celles et ceux qui font la mode turque, Audrey découvre bien vite que la censure est partout. Avant même la tentative de coup d’Etat du 15 juillet, personne ne veut se risquer à parler de politique et de religion tant le président élu Erdogan gouverne comme un autocrate et tant les conservateurs ont gagné du terrain. En à peine une dizaine d’années, le pays s’est transformé. Aujourd’hui, deux mondes cohabitent. Pendant son voyage, notre journaliste fait le grand écart entre celles et ceux qui veulent rendre les femmes conservatrices plus « fashions » et celles qui défendent la liberté des femmes à travers leurs créations parfois très osées. Une chose est sûre, la vie n’est pas toujours simple pour les femmes dans le pays. Certaines racontent qu’elles ne peuvent plus s’habiller comme elles le veulent, à cause des regards méprisants et du conservatisme ambiant. D’autres, déplorent que les nouvelles lois du gouvernement Erdogan les considèrent « responsables » et non victimes en cas de viols. À travers le prisme de la mode, Audrey dresse le portrait d’une société en perte de repère, dans laquelle la jeunesse est déchirée entre son envie de quitter un pays dans lequel elle suffoque et sa volonté de se battre et continuer à créer pour faire valoir sa liberté de penser.

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Fashionista au Kazakhstan

Après le Bostwana, l’Ukraine et la Turquie, Audrey Chazal vous emmène au Kazakhstan. Kaza, quoi ? Oui, le Kazakhstan. Un pays méconnu qui commence à s’ouvrir peu à peu sur le monde. Là-bas, la mode parle d’identité et d’émancipation culturelle. Elle est le symbole d’une jeunesse dynamique et ambitieuse, qui n’a pas froid aux yeux ! C’est ce qui a attiré Audrey, qui parcourt le monde avec une seule et unique conviction : la mode est le reflet de la société. Le Kazakhstan, anciennement République socialiste soviétique du Kazakhstan, appartenait à l’URSS jusqu’à son indépendance en 1991. Sous domination russe pendant plus de deux siècles, la culture et le mode de vie kazakh ont souffert. Pourtant, le pays est à l’intersection de nombreuses routes historiques. Bon nombre de civilisations et ethnies se sont établies sur le territoire actuel. Tatars, tchétchènes, kurdes, tous y ont apporté leurs coutumes et traditions. Aujourd’hui, le Kazakhstan cherche à retrouver ses racines et son âme kazakhe, une identité nationale émerge peu à peu. Vous rencontrerez Tolegen et ses robes farfelues, Sakhen et sa marque « d’jeuns » et Ejan qui a tout quitté pour se lancer dans la mode. Vous suivrez notre journaliste lors de la Fashion Week kazakhe à Amalty. Un véritable tremplin pour ces jeunes pousses ! Audrey vous emmènera aussi à la rencontre de Saltanat Baimoukhamedova, la créatrice de Salta, la seule marque qui possède trois boutiques dans le pays. Une Agnès B locale ! En dépit de leurs talents, ces jeunes designers expriment tous la même chose, ils ressentent une frustration face à un marché national réduit et une demande insuffisante. Tous rêvent aujourd’hui de s’exporter à l’international…

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