Iran Underground

Les B-Boys de Téhéran

Comme tout ce qui vient des États-Unis, le breakdance a longtemps été vue d’un très mauvais œil par le régime des mollahs. Pratiquée secrètement jusqu'à récemment, elle commence à devenir très populaire, alors le régime laisse faire. Désormais, on peut suivre des ateliers de breakdance et même participer à des compétitions. Cependant, cette danse reste interdite aux femmes, bien que de plus en plus de B-girls la pratiquent. Certains profs acceptent même de leurs donner des cours dans des lieux tenus secrets. Un gros risque, passible de la prison. Spicee est allé à la rencontre des B-Boys de Téhéran.

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Tricks and flips à Téhéran

Il n’est pas rare de croiser de jeunes gens avec des skateboards dans la capitale iranienne. Les skateparks se multiplient et il y a plusieurs skate shops à Téhéran. Pourtant, il y a quelques années, la petite poignée de skateurs faisaient figure d’extra-terrestres. D'abord, car le skate a longtemps été associé aux États-Unis par les dirigeants iraniens, pour qui ce pays incarne le grand Satan. Cette pratique s'est démocratisée, même si, à cause de l’embargo économique, -maintenant terminé- imposé par les puissances occidentales, faire venir des skateboards en Iran relevait du casse tête. Avec la levée des sanctions, tous les skaters de Téhéran attendaient de voir si la situation allait évoluer.

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La rappeuse qui défie les mollahs

Plongée dans le monde underground de la musique à Téhéran : le rap. Depuis la révolution de 1979, toute la production culturelle iranienne est contrôlée par le régime islamique. La musique occidentale et encore plus le rap y sont interdits. Côté musique contemporaine autorisée, le choix est maigre. Mais des chanteurs ont décidé de résister. Pour les rencontrer, il faut aller dans des studios clandestins. On y fait de la musique électro, on y chante du rap ou du hip-hop. C’est dans l’un de ces studios que Spicee a rencontré Justina en 2016. À 30 ans, cela fait 15 ans qu’elle fait du rap. Elle a déjà enregistré 25 titres distribués sur des plateformes pirates hébergées aux… États-Unis. Elle n'hésite pas à témoigner à visage découvert et se bat pour les droits des femmes. Rencontre avec cette jeune femme courageuse, créative et pleine d’ambition.

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Street-art au pays des mollahs

Nouvelle étape de notre balade underground à Téhéran : les graffeurs. Dans la capitale iranienne, il n’est pas rare de voir s’étaler sur les murs de grandes fresques représentant des oiseaux, des arbres aux couleurs pastels ou des images alimentant la propagande anti-américaine. Des oeuvres commandées par le régime. Ce sont les seules peintures murales autorisées. Car au pays des Mollahs, le street-art est interdit et passable de peines de prison. Mais quelques artistes osent braver l’interdit et couvrent les façades de graffitis avec des messages politiques et sociaux.

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